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 Russian Roulette ~ Peter & Mads ~

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MessageSujet: Russian Roulette ~ Peter & Mads ~   Ven 9 Déc - 23:42


Russian Roulette
Peter & Mads

La fumée ressortit de sa bouche se mêlant à l’oxygène de la pièce. Il observait la personne en face de lui, tout en fumant une cigarette. L’atmosphère de la pièce était électrique, tendue à un point. Il était là pour affaire et non pour jouer au Poker. Il observait la personne devant lui, l’homme fumant, tirant sur sa cigarette pour recracher de la fumée blanche qui s’évanouissait dans l’air. La petite cuisine quelque peu défraîchi ne contenait qu’une table, qu’un évier, et des tiroirs, la peinture semblait partir , laissant entrevoir le mur quelque peu délabré. En soit, c’était un taudis à ses yeux. Peter observait son environnement, l’air sentant le tabac et l’alcool. En soit, l’environnement n’était pas sein pour des enfants. Peter s’en fichait bien, il avait grandi dans ce genre d’environnements. Les enfants de cet homme apprendront à vivre à la dur. Ils finiront mal ou encore, ils devront payer toutes leurs vies les méfaits de leur père. L’homme en face de lui le fixait de ses yeux hagards, les cartes en main. Le Poker, un jeu de bluff et de hasard. Un jeu fait pour ceux qui aimaient la triche et mentir aux autres. Il avait grandi avec ce genre de personnes, Peter avait observé leurs mordillements de lèvres, leurs sourires en coins ou leurs haussements de sourcils. La vie était comme le poker, tout n’était qu’une question de bluff et de hasard. La vie était faite de péripétie. Peter avait très vite appris que la vie était cruelle et impitoyable. Elle abattait ses cartes, gagnaient à tous les coups et on subissait encore et encore sans broncher. Il savait que le monde était fait de faux semblants, d’hypocrisie et de cruauté caché sous une couche de gentillesse.

Peter n’était pas dupe, il avait trop vu, trop vécu pour se laisser bercer par de douces illusions afin que les Hommes arrivent à avoir ce qu’ils veulent de lui. Tout n’était que manipulation et menace , tout était fait de violence et de vices dans son monde. Il avait grandi avec un flingue braqué sur sa tête. Il avait grandi avec des cris, de la violence. Son oncle avait été cruel avec lui mais très instructif. Il n’était qu’un enfant du Bronx qui était dans une école merdique, qu’importe qu’il y aille ou pas, Peter allait finir au chômage. Le Bronx, son quartier si vivant aux âmes si tourmentées. Le Bronx était l’endroit où on mettait les personnes en perdition. Ils n’étaient que des fantômes, invisibles aux yeux des autres. Les enfants comme lui étaient détresse car personne ne les aidait à s’en sortir. Personne ne leur tendait la main pour qu’on l’aide. On préférait la tendre à un petit africain souffrant des mêmes choses que celui du Bronx, sauf que celui-ci ne serait qu’un voyou aux yeux du monde. Peter avait été derrière les barreaux, il s’était vêtu de cet uniforme informe et orangé. Il avait été un simple numéro d’écrou, un homme qui avait été privé de sa liberté alors qu’il faisait seulement ce qu’on lui avait toujours appris à faire.

En cette soirée, Peter n’était pas dans sa ville natale, le patron l’avait envoyé sur la trace d’un homme qui lui devait de l’argent. Il avait quitté l’effervescent de New-York, sa femme et son foyer pour venir ici afin de menacer cet homme. Philadelphie n’était pas mal mais trop calme à son goût, lui, qui avait grandi dans un quartier grouillant de vie où tout le monde se connaissait. Cette ville était trop calme à son goût. Vêtu d’un jean et d’un t-shirt noir, un flingue posé devant lui, il observait l’homme devant lui. Ses yeux bruns presque caramels ne se détournaient plus de son objectif. Il devait faire peur à cet homme afin que le patron soit payé, sinon, il allait prendre et cet homme allait souffrir. Cet homme se ferait dénoncer et envoyer en prison sans doute, Peter ira aussi, s’il n’arrivait pas à le faire entendre raison. Les enfants allaient aussi prendre pour leurs pommes mais ça, le père semblait bien s’en ficher tant qu’il avait son herbe. Peut-être n’était-ce qu’une apparence après tout ? Il était tellement habitué à voir des parents s’en ficher de leurs parents que cela ne l’étonnait plus vraiment, Peter trouvait ça même normal. Que cela avait du sens à ses yeux. Après tout, ses parents l’avaient abandonné, il les avait vus quelque fois mais ils ne s’étaient pas intéressé à lui.


- Alors quand comptes-tu le payer ? Demanda Peter d’un ton interrogateur bien que sombre.

Sa voix était rauque, presque monocorde qui avait un petit charme. L’homme en face de lui eut un sourire qui lui fit tiquer. Il n’aimait pas ce genre de sourire, cela voulait tout dire.

- Je ne sais pas , quand j’aurais trouvé l’argent, sans doute, répondit faussement l’homme devant lui.

Peter vit rouge face à ce mensonge. Cet homme était-il fou ? Débile ? Stupide ? Il allait en payer de sa vie. Le jeune trentenaire se leva de sa chaise, la faisant racler contre le carrelage avant de se pencher vers l’homme d’une manière dominante et dangereuse. Peter vint poser son regard sombre.

- Ne m’oblige pas à te menacer ! N’abuses pas la patience du patron ! Il était déjà assez gentil, qu’il t’envoie un homme t’avertir ! N’abuses pas de ma patience, sinon, je risque d’être moins gentil, murmura-t-il d’une manière très audible.

Sa voix était menaçante et rauque, la détermination et l’énervement se faisait entendre. Pendant qu’il parlait, Peter prit son arme, la déclenchant dans un bruit reconnaissable. L’homme tressaillit quelque peu mais affichait la même détermination. Peter le regardait, tandis qu’il entendit un pas lourd derrière la porte, qui s’ouvrait doucement dans un bruit strident.

- Tes enfants vont payer, tu vas payer et crois-moi que patron se fichera bien de tes ressentis quant à ça ! S’exclama-t-il comme pour le faire réagir.

Il voulait avertir cet homme qui semblait sourd à ses paroles. Peter avait au moins essayé de l’avertir afin que celui-ci soit préparé de rencontrer celui qu’il pensait être facile à duper. La porte eut un claquement et Peter se redressa sur le qui-vive, son arme pointé en direction de la porte pour découvrir une jeune femme. Une de ses enfants, conclut-il pour lui-même. Aie, son déplacement était discret, personne ne devait savoir, pas de témoins. Il devait être seul avec l’homme. Il observait la jeune femme, ne baissant pourtant pas l’arme, l’air menaçant. La gamine devait partir, au plus vite afin qu’il continue son business tranquillement avec son père.


© HELLOPAINFUL


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MessageSujet: Re: Russian Roulette ~ Peter & Mads ~   Sam 10 Déc - 3:19


{ take a breath and count to ten }
crédit/tumblr ✰

ta mère a foutu le camp, elle vous a lâchement abandonnée ton père et toi. c'est toi, c'est lui; c'est vous qui maintenez le phare comme vous pouvez. parfois, ton père il glisse; il dérape et tu dois maintenir le phare en solo du haut de tes dix-neuf ans. tu t'endors parfois en pleurant, parce que t'aimerais que ta mère franchisse la porte et qu'elle viennent s'ajouter à votre clan. par contre, tu sais que ça n'arrivera pas; tu l'sais c'est tout. assise en tailleur sur ton lit, tes écouteurs sur les oreilles; des paquets de bonbons sur ton matelas avec en fond sonore, tu bats la mesure doucement contre ta cuisse. t'es dans ton univers, dans ton monde à l'abris des dangers potentiels que peut apporter Philadelphie, ville où tu as vue le jour; où tu n'es jamais réellement partie. de toute façon, pour aller où? t'es condamnée à mourir ici, du moins c'est ce que tu t'es convaincue en tout cas. ton père a besoin de toi de toute façon, vilaine et maudite excuse. t'as juste la trouille de tout plaquer et vivre un rêve, t'es une vraie peureuse; pourtant, t'as la tête pleine de rêve, des rêves immenses; que tu gardes pour toi, parce que tu n'as pas envie qu'ils finissent par prendre peur et s'échapper. ta chanson se termine et tu t'apprêtes à en trouver une autre, t'entends une voix; des voix qui proviennent de la cuisine. vous avez de la visite? tu retires l'un de tes écouteurs, tes sourcils se froncent et tu te concentres sur ces voix floues. soudainement, t'as ton coeur qui se sert et le mauvais pré-sentiment qui plane, tu descends de ton lit; tu t'avances doucement près de ta porte. tu t'arrêtes, t'as l'impression que tes sens sont aiguisés plus que jamais. t'ouvres ta porte de chambre et tu constates la présence d'un homme, ce n'est pas ton père; c'est une nouvelle silhouette qui plane au dessus de celui-ci. tu t'avances encore, l'ambiance est tendue, lourde comme si une bombe allait être sur le point d'exploser. tu ne sais pas trop comment ça peut-être possible, mais tu annonces malgré toi, ton arrivé dans la pièce alors que la porte claque derrière toi. un hochet de surprise franchit tes lèvres alors que tu vois l'inconnu littéralement braqué une arme sur toi. t'entends ta propre respiration comme s'il n'avait plus rien autour. tu es pétrifiée, tes grands yeux s'ancrent dans ceux de l'homme armé qui te regarde avec cet air menaçant; regard dont tu te souviendra pendant de nombreuses années après. « papa.. qu'est-ce qui se passe?» que tu réussis à articuler à l'intention de ton paternel complètement confuse. tu essaies de comprendre, mais ça roule trop vite dans ta tête; dans quelle merde ton père s'est-il encore foutu. « Laissez ma fille en dehors de ça..» la voix de monsieur cavanaugh se fait moins sûr qu'au départ, il refuse que l'on touche à sa fille son trésor. il sait qu'il n'est pas un père exemplaire, mais il fait de son mieux malgré tout.
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